• Tempête

    Poèmes d'ailleurs

    Jamais la violence d’une tempête

    Ne fut plus forte que cette nuit là.

    Et pourtant, rien ne put être détruit,

    Car plus rien n’était.

    Les vents n’avaient plus une seule branche à arracher,

    Ni même un grain de poussière à avaler.

    Les pluies déferlaient,

    Ne pouvant que déferler.

    Plus aucun ruisseau n’existait

    A changer en torrent meurtrier.

    Les gouttes se fondaient une à une

    Dans l’immensité d’un désert sans limite.

    Semblant insatisfaits de leur impuissance,

    Les éléments se déchaînaient,

    S'entre-déchirant, se disloquant.

    Les rafales d’air et d’eau se livraient

    A un duel sans merci ;

    Méprisant ou ignorant

    Leurs qualités mutuelles,

    Qui, avec la douce chaleur du soleil,

    Auraient pu faire renaître un nouveau monde.

     

    « Le tempsPrison »

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