• Hurle le vent,

    Ouvre le temps,

    Vibre au firmament

    Foudre d'ouragan,

    Libère mon sang

    De son carcan,

    Qu'il coule librement

    Au fil des sentiments,

    Au rythme de mes sens,

    Du coucher au levant,

    Du lever au couchant...

    Vers la fin de son temps,

    Qu'il suive le courant,

    Le petit bateau blanc,

    Libéré pour longtemps

    Du filin éprouvant...

     


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  • Il vit dans la cité des anges, il marche sur la souffrance et caresse le bonheur.

    De ses yeux vides il contemple les cieux, sous ses pieds chaussés de nuées vaporeuses, l'arc-en-ciel de ses rêves se perd au loin, derrière les cités de béton...

    Il foule ces arêtes blessantes qui déroulent le tapis rouge de son propre sang, et pourtant de ses doigts il sens monter la chaleur de tant de cœurs en attente de douceur qu'il en oublie sa douleur...

    Et il saigne parce qu'il les aime, et il saigne ses ailes dont il arrache les plumes afin qu'elles couvrent leurs blessures du duvet de l'amour.

     


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  • Dans l'attente d'un sibyllin dernier voyage

    Il scrute l'horizon, entre ciel et terre, là-bas,

    S'étire sans fin l'océan de l'existence ...

    Mais il ne dispose d'aucun navire ici bas

    Pour mettre fin à cet éternel combat ...

    Il n'est que son esprit sur le vent

    Au fil de l'air, tel un goéland 

    Privé de sa terre, pour offrir sa misère

    A la volonté du souffle de l'univers

    Plutôt qu'à l'oreille de sa propre mère...

     


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  • Ils ont pris la route

    Ils en ont fait leur territoire

    Ne prenez pas la route

    Ils en ont fait leur territoire

    Sur des milliers de kilomètres

    A travers le pays

    La route est devenue frontière

    Elle ne se sépare de rien

    Et elle vous sépare de tout

    Ne prenez pas la route

    Ils en ont fait leur territoire

    Si vous prenez

    Si vous prenez

    Si vous prenez la route

    Vous en serez prisonniers

    Vous resterez à errer

    D'un bout à l'autre

    En vous séparant de tout

    Mais en ne séparant rien.

    Vous les aventuriers

    Vous qui aimez la route

    Méfiez-vous de la route de l'enfer

    Celle qui ne se sépare de rien

    Et qui vous sépare de tout

    OH Ils ont pris la route

    Ils en ont fait leur territoire

    Si vous aimez la route

    Ne vous écartez pas de votre chemin

    Le seul qui vous veut du bien

    Celui qui ne vous sépare de rien

    Et ne sépare rien de rien

    OH rien de rien!

     


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  • L'homme est le cube

    Incube, succube

     

    Du bord des secrets

    J'ai sauté

    Et au fond j'ai trouvé

    La clé de sa réalité...

     

    L'homme est le cube

    Incube, succube

     

    Il n'a de cesse de torturer

    Sans jamais se lasser

    Dans le mensonge fourvoyé

    Au-delà de sa réalité

     

    L'homme est le cube

    Incube, succube

     

    La peur de sa vérité

    L'oblige à se masquer

    De carnaval habillé

    Il s'acharne sans pitié...

     

    L'homme est le cube

    Incube, succube

     

    Et ma tête de se cogner

    Sur les parois capitonnées

    De mon coeur emprisonné

    Dans une cage dorée...

     

    L'homme est le cube

    Incube, succube

     

    L'orage omniprésent

    Concentre mes sens

    Vers l'impact échéance

    Du temps présent...

     

    Sur la terre règnent les monstres.


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