• Le ciel est gris
    L'air étouffant
    Les restes de mon coeur
    Se consument
    Ma vie s'éteint
    Et mon âme n'attend plus
    Que le vent
    ...
    Qu'il souffle sur les cendres
    Emportant avec lui
    Sans plus me conjuguer
    Tes mensonges passés
    Encore présents
    Depuis que tu m'as dit
    "Je ne t'ai jamais aimée"
    Résonne en moi le glas
    De l'innocence bafouée
    De la confiance violée
    ...
    J'aurais préféré
    Que tu me dises
    "Je ne t'aime plus"
    Afin d'épargner
    Au passé
    Le tableau noir
    De ta volonté
    Sur lequel j'écris
    Ces mots
    Tu as voulu
    Tout effacer
    ...
    Mais tu ne peux tuer
    Le soleil
    Et ma sincérité
    Pas plus que la lune
    Et ma vérité
    Certes la mort
    Mon coeur
    Ma compagne
    Mon âme
    ...
    Mais le feu
    Qui brûle en moi
    Palpite
    Au glas des cendres
    Regarde bien la lune
    Tu y verras le soleil
    Dans la nuit de ma vie
    ...


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  • Rien ne pourra réparer

    Ce que tu as détruis

    Absolument rien...

    Tu as mis tant de coeur

    A détruire le mien

    Qu'il n'y a plus place

    Pour le tien...

    Quand en moi 

    Un roi

    Est déchu

    Il n'y revient même 

    Pas en esclave...

    Je me suis libérée

    Des entraves même

    De la compassion

    Enchaînant ma passion

    Torturant ma raison...

    Je sais maintenant

    Que, quoi que fasse 

    Le temps de tes saisons

    Plus rien ne germera

    Sur mon IL.

    Le Désert est bien plus riche

    Que la jungle de tes sentiments...

     


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  • .0.

    Il est un espace où le point deux meurt,

    Où l'un se meurt sans d'eux, 

    Où l'espace seul demeure

    Quand l'un d'eux meurt...

    Il est un point où l'espace demeure,

    Où deux n'est point l'oeuf,

    Où le point seul se meurt

    Quand l'oeuf n'a point d'heure...


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  • J'ai cessé de m'abreuver à ta source

    Afin que tes enfants n'aient plus soif.

    J'ai cessé de m'exalter sur ta flamme 

    Pour n'en point priver ta femme.

    J'ai cessé d'imaginer notre paradis 

    Afin de laisser s'écrire l'infini. 

    J'ai cessé de poser un regard sur toi 

    Pour que tu recouvres la vue.

    J'ai cessé de parler avec toi

    Afin que tu retrouves ta voie.

    J'ai cessé de pleurer le bonheur 

    Pour ne pas chanter le malheur.

    J'ai cessé d'écouter ta voix 

    Afin de plus entendre la mienne.

    Mais je n'ai pas cessé de t'aimer 

    Et ne cesserai jamais de t'oublier...

     


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  • Toi, 

    Tu étais l'unique livre sur l'étagère,

    Le seul recueil de mon univers.

    Mais j'ai mis le feu à ma terre

    Et tes pages sont devenues cimetière.

    Les bras de fumée chargés de misère

    Dispersent aux vents les mystères

    D'une chanson muette en corps sans air.

    Chaque page est encrée dans ma chair,

    J'en oterai l'empreinte au cimeterre.

    De mon âme, en errance dans le désert,

    Ne subsistera que l'ouvrage solitaire

    Qui rejoindra sur l'archelle de vers,

    Le plus grand peuple de la terre.


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