• La mort

     

    Poèmes d'ailleurs

    Je vis chaque minute dans la souffrance,

    Dure est l’attente de la délivrance,

    Mon cœur se vide.

    Je sombre dans l’indifférence,

    Je ne suis plus qu’une ombre,

    L’ombre de ma vie,

    Qui, peu à peu, se fond dans la nuit de l’oubli.

    Je souffre de la douleur du monde,

    Depuis que tu n’es plus, le monde n’est plus.

    Je ne suis plus qu’une plaie ouverte,

    Le sang qui s’en écoule glisse lentement

    Vers l’infini.

    Il me vide de toute substance,

     De toute laitance vitale ;

    J’ai beau chercher de tous côtés,

    Quand, enfin, je crois trouver

    La poussière de ton amour,

    La plaie s’ouvre plus grande encore.

    La mort enveloppe mon corps

    D’une épaisse brume qui m’aveugle.

    Mes yeux sont absorbés

    Par l’abîme déserte de leur orbite.

    Miroir sans tain

    Tu cherches le reflet fœtal

    De ta brisure fatale.

    Etrange et mortelle brume,

    Je voudrai te ressembler.

    M’oublier dans tes volutes

    Diaphanes et éphémères.

    O merveille ! Magnificence de la création !

    Quintessence originelle !

    Que je suis loin de toi.

     

    « Les yeux d'IsmaëlPerdition »

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