• Traîner sa vie comme une charrue emplie de peine, la route est sans plaine, de pierres toujours pleine ...

    Même le désert le plus aride est plus accueillant et plus vivant que ce que je suis devenue depuis que tu n'es plus ...

    Voir tes enfants m'emplis de joie, puis la tristesse me submerge, le poids de ma peine m'écrase jusqu'à en suffoquer ...

    Je ne suis plus qu'une chose informe, dépourvue de force et d'énergie...

    Nombres de fois j'ai tenté de me redresser, mais jamais je n'y suis arrivée complètement...

    je n'ai eu d'ami(e) que toi et n'en aurais certes plus car je n'y arrive pas ...

    J'ai bien essayé, mais soit je fais fuir les gens, soit je les fuis moi-même, c'est une voie sans issue ...

    Que ce soit compréhensible ou non, la solitude m'aspire dans les sables mouvants de son désert ...


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  • C'est dans l'obscurité de la lumière que j'ai découvert l'ombre du doute, et dans la clarté des ténèbres la lueur de ma route ... C'est alors que j'ai pris la décision de ne m'encombrer que d'un baluchon ... De corps et d'esprit rester léger, pour le coeur lourd pouvoir porter ...

     


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  • Comme un enfant perdu au-delà des rivages de son coeur, pris au dépourvu de sa propre rancoeur, il part à la dérive vers des continents interdits au plus profond de sa nuit, là où règne la pluie de tous les oublis ...

    Dans les abysses insondables de ses noirs sentiments, sur un fleuve incandescent, glisse lentement l'embarcation du passeur, cette ombre obscure au regard sans vie le rassure, il attend ... 

    Comme le temps il est indéfinissable, et ne se révèle qu'au travers de l'existence, dans l'univers infini des consciences de multitudes naissantes ...

    Il est presque devenu invisible, mais pour lui peu importe comment on le voit, ou même si on le voit, tout ce qu'il veut c'est passer ...

    Il a dessiné plusieurs voies sur la toile de la vie, et les a toutes empruntées avec courage et détermination jusqu'à épuisement ... Le tableau est raté, surchargé de gris bouillie de prison, étouffé par la toile, elle-même fixée au cadre de bois mort ...

    Il sait qu'il ne peut fuir les murs invisibles de sa pénombre, ces remparts avides d'espace n'en finissent plus de grandir, leurs cimes devenues majestueuses tentent d'atteindre la voûte céleste ... Et quand il lève les yeux au ciel, il n'en perçoit plus que quelques étoiles ...

    Bientôt viendront les ténèbres de la solitude ...

    Seuls lui resteront les sons les plus divins, qui le porteront aux portes de sa dimension ... là où peut-être, enfin, s'offrira à lui le choix du non-être ...

    Il a toujours su où trouver la paix, la seule chose qu'il ignore en est le chemin ... Existe-t-il un chemin vers l'anéantissement ?

    Comme une question en appelle toujours une autre bien plus angoissante, il préfère, comme un enfant, s'émerveiller incessamment devant la nature ... en attendant ...

     

     


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  • YES


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